HISTO-NORD


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Personnages célébres du Nord

Personnages célébres du Nord

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ADAM DE LA HALLE
né à Arras vers 1240, décédé à Naples vers 1285 fut surnommé le bossu d’Arras. Trouvère du XIIIème siècle, il mène une vie pittoresque mais mal connue. Il semble avoir étudié la grammaire et la philosophie dans une abbaye cistercienne, mais abandonne la vocation monastique pour se marier. Il doit quitter Arras pour Douai vers 1270, suite à une affaire de fraude. Puis, il suit le comte d’Artois pour Naples où il compose la Chanson du roi de Sicile. Il est l’auteur du Jeu de la feuillée, comédie satirique et du Jeu de Robin et Marion qualifié de plus ancien opéra-comique parce qu’une partie des vers est pourvue de musique.

JEAN BART
Né à Dunkerque en 1651, décédé en 1702, c’est un marin célèbre qui servit d’abord sous De Ruyter pour la Hollande. Mais, lorsque cette puissance fut en guerre contre la France, Jean Bart revint dans sa patrie et s’illustra comme corsaire par ses exploits. Louis XIV le fit venir à Versailles, le nomma capitaine de vaisseau, lui conféra des titres de noblesse et le grade de chef d’escadre. Jean Bart se fit remarquer dans toutes les opérations navales de la guerre de la ligue d’Augsbourg

GEORGES BERNANOS
Bien que né à Paris, Georges Bernanos (1888-1948) a vécu dans et a été marqué par la région du Pas-de-Calais. Il a étudié au collège Sainte-Marie d’Aire-sur-la-Lys (près de Saint-Omer) en 1904 où il lit les écrivains de l’Action française. Il a habité Fressin, petite commune du Pays de Montreuil-sur-Mer, où l’on peut voir sa maison une vieille et chère maison dans les arbres. En 1926, le succès de sa première œuvre en librairie Sous le soleil de Satan, le décide à vivre de sa plume; l’œuvre se passe dans la région de Montreuil-sur-Mer et y a fait l’objet du tournage d’un film de Maurice Pialat en 1987 avec Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire.

LOUISE DE BETTIGNIES
née près de Saint-Amand, le 15 juillet 1880. Elle fut infirmière à Lille pendant le siège d'octobre 1914. Les services de renseignements prennent contact avec Louise et lui demandent de devenir agent d'information. Revenue clandestinement à Lille, elle organise avec son amie Léonie Vanhoute, un vaste réseau, le « service Alice ».
Arrêtée à Froyennes en octobre 1915, elle est condamnée à mort à Bruxelle par un conseil de guerre. Une peine qui sera commuée en détention à vie. Incarcérée dans la prison de Siebourg, elle décède à Cologne le 27 septembre 1918.

LOUIS BLERIOT
Né à Cambrai en 1872, décédé à Paris en 1936, c’est un ingénieur, industriel et aviateur qui a d’abord construit des phares et accessoires pour autos avant de s’intéresser aux recherches sur les moteurs plus lourds que l’air. Il réalise en 1905 deux grands planeurs, puis en 1907 son premier monoplan muni d’ailes et propulsé par un moteur. Le Canard serait détruit en capotant. Il essaie ensuite un avion à ailes en tandem, la Libellule, puis un appareil muni d’ailerons où il accomplit le premier voyage de ville à ville. C'est avec un nouveau monoplan, le Blériot XI, qu’il va réaliser la première traversée de la Manche depuis Calais, le 25 juillet 1909. Pendant la première Guerre, il construira la série des Spad sur laquelle s’illustrera Guynemer

LOUIS-LÉOPOLD BOILLY
Né à La Bassée en 1761 et décédé à Paris en 1845, Louis-Lépold Boilly a déjà peint 300 portraits lorsqu'il arrive à Paris en 1784. Dès lors, il peint Lafayette, Lucile Desmoulins, Robespierre, madame Danton, le portrait de Valentin Hauÿ ci-contre, Marat, etc. Il invente divers procédés techniques pour peindre et surtout un vernis qui permet à ses peintures de garder tout leur éclat.

RENE BONPAIN
Né dans une grande famille des Flandres à Dunkerque en 1908, René Bonpain est nommé vicaire à Rosendaël en 1932. En 1940, il organise un service d'acheminement des lettres vers la France libre, l'Afrique du Nord et l'Angleterre. Deux fois par semaine, en les cachant dans des camions à double fond transportant normalement du charbon, il permet à des centaines de personnes de rejoindre les forces françaises. Malheureusement, l'abbé Bonpain est arrêté en novembre 1942. Incarcéré à la prison de Loos, condamné à mort, il est exécuté le 30 mars dans les fossés du fort de Bondues.

ALBERT CALMETTE
Né à Nice en 1863, ce médecin bactériologiste va passer un quart de siècle à Lille où il sera le premier directeur de l'Institut Pasteur. En collaboration avec Camille Guérin, il a mené des recherches aboutissant à la vaccination antituberculose, le BCG.
Les travaux de Pasteur et Calmette ont contribué à donner à la faculté des sciences de Lille un rayonnement scientifique attirant des savants du monde entier. Il ouvre en 1901 - 1903, à Lille, le premier dispensaire antituberculeux et contribue à fonder la Ligue du Nord contre la tuberculose, ainsi qu'une filiale de l'Oeuvre Grancher.
Pendant la Première Guerre mondiale, il est nommé adjoint du directeur du service de santé de la 1ère région à Lille, chargé de l'organisation des hôpitaux militaires auxiliaires. Sa femme est détenue plusieurs mois en otage, avec plusieurs autres femmes lilloises, en 1918. Tous les honneurs seront rendus à ce scientifique infatigable jusqu'à ce qu'en 1930, 71 enfants de Lübeck décèdent à la suite de l'inoculation d'un vaccin préparé en Allemagne avec une souche de BCG délivrée par l'Institut Pasteur. Le procès qui a lieu en Allemagne en 1932 innocente le vaccin, mais Albert Calmette sort profondément marqué par ce drame. Il meurt l'année suivante.

JEAN-BAPTISTE CARPEAUX
Né à Valenciennes en 1827, décédé en 1875, ce sculpteur est auteur du groupe de la Danse de l’opéra de Paris, qui fit scandale; des Quatre parties du monde (fontaine de l’Observatoire); de Ugolin (Orsay); du Triomphe de Flore (Pavillon de Flore à Paris) et de nombreux bustes d’un art vibrant. Pour les Goncourt, c’est une nature de nervosité, d’emportement, d’exaltation. Ecole des Beaux Arts de Paris en 1844, puis atelier de Rude. Grand Prix de Rome en 1854. A la villa Médicis, il dessine autant qu’il sculpte et il a une activité de portraitiste mondain. Il réalisera par ailleurs son autoportrait.

JOSEPH BIENAIME CAVENOU
Né en 1795 à Saint-Omer, décédé en 1878 à Paris, Joseph Bienaimé Cavenou, associé à son collègue Pelletier, forma un duo célèbre pour ses découvertes de la quinine, de la strychnine, de la brucine, de la vératrine et de l'acide cévadique. La découverte du principe de la quinine de l'écorce de quinquina s'avéra fondamentale puisqu'elle permit de combattre le fléau du paludisme qui ravageait les explorateurs coloniaux. En outre, il introduisit le terme chlorophylle dans le vocabulaire.

PHILIPPE DE COMMYNES
Né au château de Comines en 1445, décédé au château d’Argenton en 1509, Philippe de la Clyte, sire de Comines est un chroniqueur auteur de Mémoires célèbres sur les règnes de Louis XI et Charles VIII. Il fut successivement au service de Charles le Téméraire en 1464, puis de Louis XI, Charles VIII et Louis XII. Il a connu plusieurs fois la disgrâce et la prison. Envoyé à Venise, il y a préparé l’expédition d’Italie après le Traité de Senlis. Son œuvre d’historien est de premier ordre. Sans le comparer à son contemporain Machiavel, il est comme lui peu sensible au bien et au mal, seulement intéressé par l’habileté. C’est un politique profond, mais un chroniqueur naïf, pratiquant la maxime de Louis XI, la fin justifie les moyens.

CHARLES GEORGES DELESTRAINT
Né à Biache-Saint-Vaast en 1879, le général Charles Georges Delestraint est Saint-Cyrien, comme Philippe Pétain à qui il s'opposa. Il s'est illustré durant la Première Guerre mondiale où il adhérait à la guerre offensive moderne fondée sur l'arme blindée prônée par De Gaulle qui était son proche collaborateur à Metz. Même s'il est mis à la retraite en 1939, il reprend du service dès que la Seconde Guerre mondiale éclate. En 1942, il accepte la mission que lui confie De Gaulle qui consiste à coordonner les actions de tous les réseaux de résistance armée en France : ce sera l'Armée secrète.Malheureusement, il est arrêté le 9 juin 1943. Il va alors connaître les interrogatoires de la Gestapo, puis les camps où il est envoyé. Le 19 avril 1945, alors que les troupes américaines sont à quelques kilomètres du camp de Dachau où il est détenu, il est exécuté sur ordre d'Himmler.

ALEXANDRE DESROUSSEAUX
Alexandre Desrousseaux est né dans la courée du Quartier Saint Sauveur à Lille en 1820. De son père à la fois passementier et violoniste, il hérite de la passion de la musique. Dès 18 ans, il compose et chante dans les rues et dans les cabarets. Pour 12 francs, il publie sa première feuille de pasquilles sur laquelle on trouve "Le marchand de chansons", "Clistorelle", "Le mariage de Saint Sauveur" et "Min p'tit amant". C'est un succès.
Après son mariage en 1846, il continue de composer. Deux ans après, il réunit toutes ses chansons dans un recueil qui connaît un grand succès commercial. La même année, il quitte son emploi au Mont-de-piété pour aller travailler à l'Hôtel de Ville. Il finit sa carrière comme préposé chef des octrois de Lille.
De toutes ses œuvres, la plus célèbre continue encore aujourd’hui d’être chantée, c’est la "Canchon dormoire", le "P'tit Quinquin". C'est une berceuse créée en 1853, écrite en patois lillois. Il décedera en 1872.

MARCELINE DESBORDES-VALMORE
Née en 1785 à Douai, décédée en 1859, cette femme de lettres a écrit des poésies élégiaques d’une inspiration touchante. Fille d’un peintre en armoiries, elle vit les contrecoups de la révolution. Elle connut un amour romantique suivi d’un abandon avant de se marier à Bruxelles en 1817 à Valmore. Elle connaîtra encore la gêne matérielle, les déceptions, les deuils. Outre les élégies, elle publie des romans pour la jeunesse. Sa correspondance est signalée par Sainte-Beuve et reste le commentaire le plus expressif de ses effusions poétiques. Hugo, Dumas, Balzac, Vigny l’ont proclamée leur parente d’esprit. Des fêtes ont accompagné l’inauguration de sa statue à Douai en 1896.

JEAN DEWASNE
né à Hellemes-Lille en 1921. Entré à l'école des Beaux-Arts en section peinture, il y suit également les cours d'architecture. Il réalise des compositions abstraites qui lui valent rapidement d'être exposé dans les galeries. Tourné résolument vers l'abstraction géométrique, il enseigne également ses techniques de prédilection : la peinture au pistolet et le choix de formes industrielles comme support. Au cours des années soixante, il donne de nombreuses conférences dans le monde. Depuis 1991, il est membre de l'Académie des beaux-arts dans la section peinture.

JOSEPH FRANÇOIS DUPLEIX
Fils de commerçants, Joseph François Dupeix est né à Landrecies en 1697. En 1720, il s'engage au service de la Compagnie des Indes, non pas pour y faire du commerce avec les comptoirs (étoffes, épices) mais pour créer en Orient de véritables possessions territoriales servant de base à la conquête d'une grande zone d'influence qui fournira des matières premières à la métropole et lui servira de débouché pour ses propres productions. Faisant alliance avec les uns et soumettant les autres militairement, il se taille un Empire en Inde. En 1741, il est nommé gouverneur de la Compagnie ; il devient officieusement un semblant de maharadjah régnant au nom du roi de France. Cependant, en 1748, avec la signature du traité de Londres qui met fin à la rivalité entre français et anglais dans la péninsule indienne, le soutien du roi de France s'estompe. En 1754, il est rappelé en France ; son Empire des Indes passe définitivement sous la coupe britannique à l'exception de 6 comptoirs (Surat, Chandernagor, Pondichéry, Mahé, Yanaon et Karikal) qui seront rendus définitivement à l'Inde en 1954. L'Empire français des Indes n'aura duré que de 1742 à 1754. Après avoir été à la tête d'une immense fortune, Joseph François Dupleix meurt presque dans la misère en 1763 à Paris. Une station de métro porte son nom.

FAIDHERBE Louis
Né à Lille en 1818. Élève doué, il intègre l'école Polytechnique en 1838. Puis sa carrière se confond avec l'aventure coloniale. Il participera d'ailleurs aux principales campagnes de conquête de l'Algérie. En 1852, il est envoyé au Sénégal. C'est le véritable tournant de sa carrière. La déclaration de la guerre de 1870 le surprend à Lille, où il effectue sa convalescence. Léon Gambetta le nomme général de division et lui confie la tête de l'armée du Nord. Il prend ses nouvelles fonctions alors qu'en Picardie la situation est des plus préoccupantes. Partout dans la région, les troupes prussiennes sont en position de supériorité. La confrontation a lieu le 23 décembre : c'est la bataille de Pont-Noyelles, une victoire des Français. La marche allemande sur Le Havre est suspendue.Faidherbe replie prudemment son armée derrière la Scarpe. Les Allemands se retournent alors vers Péronne qu'ils assiègent. Marchant au secours de cette ville clé du cours de la Somme, l'armée du Nord attaque le 3 janvier 1871. C'est la bataille de Bapaume, une victoire française qui ne peut pas être exploitée. Faidherbe décide alors de se porter au secours de Paris assiégé. Mais les rigueurs de l'hiver ralentissent sa marche. La bataille qui s'engage le 18 janvier devant Saint-Quentin met un terme aux plans de Faidherbe. Il doit se replier. Son armée qui a besoin de se reconstituer est conduite à l'abri des places fortes de Cambrai et Lille. L'armistice met un terme à ses opérations.
Par la suite, Faidherbe devient une gloire nationale. Ses écrits, également, ont un grand retentissement et lui valent son admission à l'Institut des Inscriptions et Belles Lettres. Il meurt à Paris en 1889

FRANÇOIS FÉNELON
François de Salignac de La Mothe, dit Fénelon, est né dans le château de Fénelon (Périgord). Après avoir suivi le séminaire de Saint-Sulpice, il est ordonné prêtre vers 1675. Très vite, l'archevêque de Paris lui propose la direction de l'établissement des Nouvelles catholiques. Il remplit cette fonction pendant 10 ans.
Protégé de Bossuet, doté d'une grande habilité dialectique, il commence à écrire quelques traités comme les Dialogues sur l'éloquence (1681).
Fénelon professe également des idées pédagogiques très modernes par leur tolérance : c'est durant cette période qu'il rencontre le duc de Beauvilliers et sa femme, mère d'une nombreuse famille, et qu'il écrit le Traité de l'éducation des filles(1689).
Après quelques missions, Louis XIV lui accorde sa confiance et le choisit en 1689 comme précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne. C'est pour lui que Fénelon compose des Fables en prose (1690), les Dialogues des morts(publiés en 1712), et surtout les Aventures de Télémaque (publiées en 1699), dont les vues politiques très avancées déplaisent au roi.
En 1694, Fénelon est nommé archevêque de Cambrai. Il rédigea pour l'Académie française (dont il était membre depuis 1693) un programme de travaux, la Lettre sur les occupations de l'Académie (1714) qui apparaît comme un véritable testament littéraire. Fénelon meurt à Cambrai le 7 janvier 1715.

CHARLES DE GAULLE
né à Lille en 1890 et décédé à Colombey-les-Deux-Eglises en 1970, fut officier et homme d’Etat français. Sorti de Saint-Cyr en 1912, il recevra sa 4ème citation en 1920. Ecole supérieure de guerre en 1922, puis premier ouvrage en 1924 La discorde chez l’ennemi et des articles en 1925 (Le fil de l’épée, Vers l’armée de métier...) En conflit avec Pétain en 1939 pour son livre La France et son armée. Puis, il y aura la défaite de 40, l’appel du 18 juin, le gouvernement provisoire d’Alger, la descente des Champs Elysées, le passage du pouvoir à l’opposition (1944-1958), la fondation de la Vème République, la présidence de la République (1959-1969), le traité sur la coopération franco-allemande en 1963, puis l’échec du référendum, le départ et la retraite. En outre, l'aéroport de Roissy porte son nom.

JULES GUESDE
Né à Paris, le fondateur en 1901 du Parti Socialiste de France a été député de Roubaix en 1893, puis de 1902 à 1919, où il a été battu par l’industriel Motte en 1898, et il a été Ministre d’Etat en 1914. Jules Guesde (1845-1922) a réclamé la journée de 8 heures, condamné les lois scélérates, a opposé le socialisme à l’anarchie, le socialisme ouvrier au catholicisme social et au libéralisme bourgeois de Deschanel. Au congrès de Tours en 1920, il n’a pas voté le ralliement à la IIIème Internationale. Il a sa statue à Roubaix, avenue de la gare.

VALENTINE HUGO
Née à Boulogne-sur-Mer en 1890 et décédée en 1968, Valentine Hugo est l'épouse d'un arrière-petit-fils de Victor Hugo. Remarquable illustratrice de livres et décoratrice de théâtre, elle a été très liée aux courants artistiques et littéraires de la première moitié du XXème siècle, notamment au surréalisme. Elle a laissé tout un ensemble de portraits de personnalités qu'elle a côtoyées

LÉO LAGRANGE
né le 28 novembre 1900 à Bourg-sur-Gironde. mort au combat le 9 juin 1940 à Evergnicourt dans l'Aisne.
Léo Lagrange se passionne dès son jeune âge pour les actions sociales et culturelles. En 1936, alors qu'il est âgé de 36 ans, Léon BLUM lui confie le poste de Secrétaire d'Etat aux Loisirs et aux Sports. Il disait aux jeunes :
"Il ne faut pas tracer un seul chemin, il faut ouvrir toutes les routes"
C'est ce qu'il a fait au lendemain de la semaine de 40 heures, de l'obtention de congés payés. Sous son impulsion, des milliers de stades, de gymnases, de piscines ont été construits en France. Léo Lagrange participe au développement des sports et crée le Brevet Sportif Populaire. Il favorise l'Education Populaire pour apporter à chacun la liberté de jugement. Cinémas, théâtres et bibliothèques sont désormais accessibles à tous. Le tourisme fait son apparition : en 1937, plus de 250 mille français partent, pour la première fois en vacances.

JEAN-BAPTISTE LEBAS
Député-maire de Roubaix de 1912 à 1915, puis de 1918 à 1940, secrétaire de la Fédération Socialiste du Nord, Jean-Baptiste Lebas (1878-1944) est appelé par Léon Blum comme Ministre du Travail dans le premier gouvernement du Front Populaire le 4 juin 1936. Trois jours plus tard, il présente les projets de loi visant à l’introduction de la semaine des 40 heures, des 15 jours de congés payés et la réactivation des conventions collectives. Ministre de la Solidarité Sociale dans le gouvernement remanié, il passera aux PTT en 1937 après la démission de Blum. Il a créé l’un des premiers journaux clandestins pendant l’occupation l’Homme libre avant d’être arrêté et déporté à Sonnesburg où il meurt à 66 ans, le 10 mai 1944. Un monument et une avenue à Roubaix ainsi qu’un boulevard à Lille portent son nom.

GEORGES MATHIEU
Né à Boulogne-sur-Mer en 1921, Georges Mathieu est un peintre qui trouva sa voie dans l'abstraction lyrique qui le démarqua de ses contemporains : taches, éclaboussures, peinture apposée directement du tube sur le support. Il réalisa plusieurs timbres pour La Poste. Par ailleurs, il est le créateur de la pièce de 10 F qui fut frappée de 1974 à 1987.

HENRI MATISSE
Né en 1869 au Cateau-Cambrésis et décédé en 1954 à Nice, Henri Matisse est unanimement considéré comme l'un des plus grands artistes du XXème siècle. Il commence des études juridiques, passe sa capacité en droit à Paris en 1888, entre comme clerc chez un avoué de Saint-Quentin en 1889. Immobilisé pendant un an par les complications d'un appendicite, il découvre le plaisir de peindre. Matisse a trouvé sa vocation. Délaissant le droit, il s'inscrit à l'Académie Julian. Depuis 1901, il expose au Salon des Indépendants. C'est en 1907 qu'il peint le Nu bleu, le plus expressionniste de ses tableaux. Il devient l'un des promoteurs du fauvisme

JEAN MINEUR
Né à Valenciennes en 1902 et décédé à Paris en 1985, Jean Mineur reste éternellement associé au petit bonhomme envoyant son piolet dans le cœur d'une cible pour annoncer les spots publicitaires dans les salles de cinéma. En effet, Jean Mineur introduisit la publicité dans les salles de cinéma en 1924 et fut à la tête d'une société d'exploitation et de distribution de spots publicitaires depuis 1936. Il s'installa sur les Champs-Élysées en 1938 et, depuis 1948, son numéro de téléphone demeure Balzac 00 01. En 1971, sa société s'associe à Publicis et devient Médiavision.

GASTON MOUTARDIER
Gaston Moutardier est né à Comines en 1889. En 1940 lors des bombardements allemands et de la débâcle, en tant que directeur des Postes pour la Somme, il réorganise puis remet en place les services postaux. Résistant à part entière, il a pu fournir des renseignements importants sur les installations téléphoniques ennemies ainsi que l'emplacement des rampes des fusées V1. Il mettra également au point un plan de sabotage des câbles. Malheureusement, il est arrêté le 8 mars 1944. Malgré les sévices, il ne livrera aucun secret sur l'organisation Résistance P.T.T. pour la Somme. Condamné à mort en juillet, il est exécuté immédiatement à Amiens.

LOUIS PASTEUR
Né à Dôle, Louis Pasteur (1822-1895) a été nommé professeur et doyen de la nouvelle faculté des Sciences de Lille en 1854. Des accidents industriels dans la fabrication d’alcool de betterave en 1856, produit régional, sont à l’origine de ses travaux sur la fermentation, notamment alcoolique. Il isole la levure lactique et montre là un phénomène corrélatif à la vie. En août 1857, il fait une communication sur la fermentation lactique à la Société des Sciences de Lille. Puis il revient à Paris en décembre. L’Institut Pasteur, inauguré à Paris en 1888, possède une filiale provinciale à Lille. Et, sur la place qui fait face à la Faculté des Sciences, aujourd’hui transformée en appartements, on peut voir une statue de Pasteur guérissant le jeune Meister de la rage.


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